
Essilor International est le leader mondial de l’optique ophtalmique.
Fondé en 1972, le groupe est présent dans plus de 100 pays, essentiellement en Europe, en Amérique du Nord et dans la région Asie Pacifique. Avec 31.500 salariés, 350.000 références produits et trois centres de recherche et développement, il a fabriqué 215 millions de verres (anti-reflets, anti-rayures, progressifs, solaires) l’an dernier, pour un chiffre d’affaires de près de 3 milliards d’euro.
Analyse fondamentale

Essilor présente des fondamentaux particulièrement solides. Outre ses fortes positions dans l’hexagone et à l’international, l’entreprise bénéficie d’une structure financière très saine, avec un excédent de trésorerie sur dettes financières de 260 millions d’euro, pour des fonds propres de plus de 2 milliards d’euro. Elle connaît un développement soutenu, ses ventes ayant progressé de 10% en moyenne au cours des trois exercices écoulés. Une performance qui s’explique en partie par les acquisitions effectuées, mais surtout par une forte croissance organique (7% en moyenne). Il faut dire qu’ Essilor évolue sur un marché
structurellement porteur, la population mondiale étant encore largement sous-équipée, tandis que les innovations soutiennent la demande.
Le groupe est très profitable, avec une marge opérationnelle en amélioration constante, une marge nette de près de 13% et une rentabilité des fonds propres supérieure à 17%. Les chiffres semestriels récemment publiés n’ont pas déçu. Le résultat net (part du groupe) a augmenté de 17%, grâce à une bonne maîtrise des coûts commerciaux et de distribution. La croissance a été particulièrement vive outre- Atlantique, en Inde, en Chine et dans les pays de l’ASEAN, tandis que les nouveaux produits ont rencontré un grand succès, notamment les verres Transitions.
Analyse technique
La tendance de fond est particulièrement positive sur le titre, qui fait mieux que le CAC 40 sur longue période.
En effet, l’indicateur de force relative, qui mesure l‘évolution comparée de l’action et de l’indice parisien, augmente régulièrement année après année, preuve d’une meilleure performance d’Essilor sur la durée. La valeur du titre a été multipliée par trois entre le plancher de 2003 et le sommet de 2007. Un mouvement haussier particulièrement puissant, qui s’est toutefois interrompu cette année. Sur les chandeliers japonais, la mèche haute de la bougie de l’an dernier signalait un épuisement des forces acheteuses.
Suite à la rupture de l’oblique haussière reliant les points bas des derniers exercices écoulés, un mouvement de consolidation s’est mis en place, qui pourrait ramener le titre sur la zone de support des 30,88-31,46 euro (plancher annuel et retracement de Gann), voire des 27,67-28,69 euro, niveau de passage de la moyenne mobile à 9 ans et du ratio d’or. On pourra acheter au-dessus de ces seuils.
Consensus
Peu touché par la crise économique actuelle, Essilor devrait bénéficier à moyen terme du vieillissement de la population dans les marchés matures et de l‘élévation du niveau de vie dans les pays émergents.
La société se paie en bourse 17 fois les bénéfices estimés pour 2009. Un niveau très supérieur au ratio moyen des sociétés du CAC 40, mais justifié par un profil de croissance, de rentabilité et de risque très attractif. Un repli des cours vers 32 euro offrira un bon point d’entrée sur la valeur, dans une optique de long terme, avec un objectif de 63,5 euro à horizon quelques années, soit un doublement attendu de la mise.
Chart PGSM
Tiré du Journal de l’Analyse numéro 10 (le télécharger en PDF)
Site du JDA



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