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Suite du post sur BP de début juin, à un moment où les investisseurs cédaient à la panique et le titre s’enfonçait sous les 30$, ce qui représentait 100Mds$ de perte de valeur de boursière par rapport au niveau d’avant l’explosion de la plateforme Macondo.
C’était alors – je pensais – une sacrée opportunité d’investissement. Comme c’est souvent le cas lors de panique. Ce qui ne peut que faire penser à Warren Buffet qui dit quelque chose comme “investing is before all a matter of guts” et comme meilleur conseil “manage your emotions” !
Que Macondo coûte cher, très cher à BP, c’est un fait, mais 100Mds$ me paraissait totalement excessif. On vient d’ailleurs d’apprendre ce matin que le Groupe avait passé dans ses comptes trimestriels une provision de 33Mds$. Ce qui correspond à la valeur médiane de ce que les analystes estiment comme coût total du désastre pour BP. Il y avait donc au minimum une cinquantaine de milliards à regagner, soit une quizaine de $ par action.
7 semaines plus tard, le titre s’échange autour des 38-39$, soit 30% environ de gagné (et plus de 45% sous le plus bas atteint de 26,75$).
Pour que le titre regagne de la hauteur, il fallait plusieurs choses :
- Arrêter la fuite et reboucher totalement le puit : la 1ère partie est faite depuis une huitaine de jours et BP est toujours sur son plan de reboucher totalement avant la mi-août.
- Remplacer le CEO, Tony Hayward : c’était une évidence malgré les démentis de BP, les rumeurs enflaient fortement depuis quelques jours, et c’est annoncé ce matin. Le remplacement par un américain, du Mississippi, est une bonne chose.
- Faire amende honorable et payer ce qu’ils doivent : BP à accepter d’abonder le fond de 20Mds$ à hauteur de 5Mds$ tous les ans.
- Céder des actifs pour payer les claims sans problème : 7Mds$ d’actifs ont déja été vendus à Apache et le plan est d’en céder pour une trentaine de milliards, ce qui correspond en fait à la provision passée.
- Adopter une communication “low profile : Tony Hayward s’est mis en retrait, ce qui a évité de nouvelles gaffes monumentales et l’américain Dudley nommé responsable des opérations du Golfe du Mexique (avant donc de devenir CEO).
L’annonce des résultats ce matin a par ailleurs permis d’apprécier les très bons fondamentaux économiques de la société : le cash flow trimestriel opérationnel est de près de 9Mds$, en croissance de 31%.
Tout est donc d’après moi en place maintenant pour que le titre revienne dans les “low 40s” dans un proche futur.
J’ai par ailleurs parié avec Marc B que l’action reviendrait à son niveau d’avant l’explosion (soit 60$ environ) avant 10 ans !
Michel de Guilhermier
Article original



1 commentaire
Mer 28 Jui 2010
Bonjour Monsieur Michel de Guilhermier. Merci pour votre article (“post”) ci-dessus. Vous y parlez de BP et de ses actions comme si c’était une science. Or, je ne crois pas du tout qu’il s’agisse d’une science. Vous tenez un certain raisonnement qui est peut-être tenu par beaucoup d’autres gens comme vous en faisant un raisonnement auto-réalisateur. A part cela, il s’agit seulement d’un pari risqué qui a bien tourné pour vous à condition toute fois que vous preniez vos bénéfices. Cordialement.