
Beiersdorf produit et commercialise des produits de soins et de beauté. Tout le monde connaît Nivea, la marque universelle du groupe, mais le groupe compte aussi Labello, La Prairie, Eucerin, Juvena, Hansaplast …
Le groupe possède également Tesa qui produit et fabrique des adhésifs à usage industriel et artisanal.
Le bilan de Beiersdorf est excellent. Les dettes à long terme sont quasi-inexistantes et la trésorerie est importante. Le besoin en fonds de roulement est positif, ce qui est logique compte tenu du fait que les gros clients paient en différé.
Thomas-B. Quaas, PDG de Beiersdorf :
“Ce n’est pas parce qu’on a de la trésorerie qu’il faut acheter. Certains groupes achètent quand ils ne savent plus comment se développer. Nos trois marques marchent bien, nous continuons à investir pour qu’elles se développement encore mieux.”

La croissance des ventes est régulière et moyenne. Les bénéfices croissent plus rapidement. Le bénéfice par action a crû fortement ces dernières années, le dividende à suivi.
Pour 2009 et 2010, un repli bénéficiaire est attendu, le dividende pourrait ne pas être maintenu. C’est la raison de la vente de cette position par Cervinvest.
Evolution du bénéfice et dividende par action :
- 2007 1,93 €
- 2008 2,48 € – 0,90 €
Au troisième trimestre, Beiersdorf observe un début de reprise. Le groupe relève ses prévisions pour l’ensemble de l’année, surtout en ce qui concerne Tesa qui bénéficie d’une amélioration conjoncturelle des secteurs automobile et électronique.
La force de Beiersdorf réside dans ses marques internationales fortes que sont Nivea, La Prairie et Eucerin. Le groupe fait état de plus de 120 ans de recherche et développement.
L’Asie et les pays émergents constituent un puissant relais de croissance pour le groupe. Les marques phares sus-mentionnées y sont très bien accueillies, ce qui laisse présager un avenir radieux pour le groupe. Les éventuelles futures opérations de croissance externe de la société concerneront les pays émergents.
Tesa offre quelques belles perspectives dans les secteurs santé, énergie solaire et sécurité. Cette division est par contre cyclique et souffre actuellement à cause de son exposition aux secteurs automobile et électronique.
Positif :
- Force des marques
- Prudence et bon sens de la direction
Négatif :
- Secteur très concurrentiel
- Cyclicité de Tesa
Beiersdorf reste une excellente action de fond de portefeuille pour le très long terme.
La marge de sécurité selon la formule de Benjamin Graham est de 46% environs en escomptant une croissance de 8%.
Thierry Collart
Article original



0 commentaire