“Risk aversion”, ou aversion au risque, va devenir un terme de plus en plus utilisé dans les mois qui viennent.
Jusqu’à hier en tous cas la notion de risque semblait avoir à nouveau disparue, comme cela lui arrive de temps à autre. Ainsi, les mesures de volatilité comme le VIX :
ou le VXN :
sont basses, et les spreads obligataires ont beaucoup diminué.
Le TED spread quant à lui est même plus bas qu’avant le début de cette crise.
Crise ? Quelle crise ?
Le put / call ratio est dans le bas de sa fourchette :
et le sentiment des investisseurs, lui, est dans le haut :
Les inquiétudes sur de possibles difficultés financières à Dubaï sont-elles le signal de départ d’une nouvelle phase d’aversion pour le risque ?
Certes, les marchés n’ont pas besoin d’éléments déclencheurs pour changer de direction. Mais, tendus comme des élastiques dans un sens, ils pourraient utiliser cette excuse pour partir dans l’autre.
Un rien va suffire pour engendrer la panique, croyez-moi.
Concernant les problèmes de Dubaï, les nouvelles alarmantes ont été annoncées hier déjà comme le montrent ces dépêches de Bloomberg.
Les marchés n’ont pas plongé hier car les investisseurs étaient encore d’humeur à faire la fête.
Aujourd’hui, les marchés plongent lourdement. Alors pourquoi ?
Simple changement d’humeur.
Hier 25 novembre, on était d’humeur festive, et rien ne pouvait gâcher la fête.
Aujourd’hui, 26 novembre, on n’a subitement plus envie de faire la fête et l’on se précipite sur le téléphone pour vendre tout ce que l’on adorait encore il y a quelques heures. Dubaï et ses problèmes ne sont qu’un prétexte.
C’est peut-être le signal du début de la fin de cette hausse artificielle, qui a commencé en mars, surtout financée par les aides étatiques en tout genre.
“The market makes the news”, et non l’inverse.
Olivier Crottaz
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