Michel de Guilhermier photo

Analyse fondamentale de Blue Nile


Qui ne connaît pas Blue Nile, le leader mondial de la vente de diamants et bijoux sur Internet (www.bluenile.com), avec un chiffre d’affaires cette année qui devrait se situer aux alentours des 300M$ (90% aux US, le reste surtout Canada, UK et Irlande ).

Je me rappelle d’un de leur rapport trimestriel où ils déclaraient que la catégorie de produits connaissant la plus forte croissance chez eux étaient ceux à plus de 25,000$ ! Ça, c’est pour ceux qui ne croient pas encore qu’on peut tout vendre sur Internet. Avec un bon merchandising, un prix adéquat, de très bonnes réassurances sur le produit et le service, tout est possible !

Sans trop de surprise vu le contexte macro pour les produits de luxe, Blue Nile a reporté semaine denière un CA en baisse en 12% sur le 1er trimestre 2008. Consolation cependant, Blue Nile résiste bien mieux que les bijoutiers du monde physique, dont plus de 1000 devraient fermer boutique cette années aux US. En conséquence, Blue Nile gagne aujourd’hui des parts de marché.

Diane Irvine, CEO :

“We continue to believe the current environment presents an ideal opportunity for Blue Nile to gain market share. As we demonstrated with our results today, we are operating from a position of strength. While other jewelry retailers are closing stores burdened by high overhead costs and debt payments, we have gained domestic market share, while also enhancing our international business”.

Si la rentabilité n’est pas extraordinaire (3% de taux de profit net), Wall Street est suffisamment bullish pour valoriser le titre plus de 2x son chiffre d’affaires (comme Amazon d’ailleurs) et 36x son EBITDA en valeur d’entreprise.

Bien trop cher pour moi à ces prix, même si commercialement il n’y a rien à dire, leur proposition est très attractive, que le modèle économique est bon (pas de gros stocks, ils profitent donc des baisses de prix actuelles sur le diamant) et que stratégiquement ils dominent leur catégorie de la tête et des épaules.

A noter aussi que la rentabilité de Tiffany & Co, gros acteur retailer américain de la catégorie (3Mds$ de CA, 200 magasins au total, des activités VPcistes et une grosse distribution indirecte aussi) est très largement supérieure à celle de Blue Nile, aux environs de 8% du CA.

Qu’on se le dise, ce n’est pas parce qu’on est vend sur le web qu’on est plus rentable que le retail physique !

Michel de Guilhermier
Article original


Vous ne voulez plus voir de publicité AdSense ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
  • Noter cet article:
    • Actuellement 4.00 étoiles sur 5
    • 1
    • 2
    • 3
    • 4
    • 5
  • Email
  • Print
  • Facebook Favicon
  • LinkedIn Favicon
  • Scoopeo Favicon
  • TwitThis Favicon
  • Wikio FR Favicon

Articles liés


Ecole de Bourse


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre email est requis.

Adresse de votre blog ou site.

Me prévenir par email de nouveaux commentaires ?

HAUT ↑