Louis Gallois affirme qu’ Airbus perd un milliard d’euro à chaque baisse de 10 centimes de la parité USD/EUR. Or certains lui répondent que l’entreprise obligerait ses fournisseurs à être payé en USD et donc reporterait sur eux la difficulté.
Alors qui croire dans cette affaire ? Il serait bon que l’entreprise communique vraiment sur ce sujet et prouve les dires de son dirigeant afin de faire taire ses détracteurs. Ou alors ces accusations seraient-elles fondées ? Je me garderais bien de donner mon avis sur cette affaire car il serait déraisonnable de juger sans avoir des éléments solides permettant d’affirmer ou d’infirmer ces propos.
En tout cas on ne peut pas en vouloir à Airbus d’appliquer cette politique si c’est vraiment le cas, mais il serait bon dans ce cas d‘être honnête et de communiquer sur les véritables raisons de ces hypothèses de délocations en zone dollar. Car il est évident que le fait de facturer des appareils en dollar tout en ayant ses comptes, sa production ainsi que sa maison mère en zone euro pose de sérieux problèmes à l’heure o๠l’euro se négocie autour de 1.48 USD !
Or les politiques de la FED, qui baisse ses taux d’intérêt une fois de plus, et de la BCE, qui les maintient coà»te que coà»te, commencent à poser de sérieux problèmes aux entreprises européennes. Et pas seulement à Airbus, mais aussi à toutes les PME exportatrices.
En regroupant les données de CA, d’ EBIT (chiffre d’affaires net auquel on déduit les charges d’exploitation) et la parité USD/EUR le tout ramené en base 100 sur l’année 2002 on obtient:

On voit très clairement que la dégringolade de l’EBIT en 2006 et 2007 est corrélée à la baisse du dollar US face à l’euro. Cependant le CA, lui, a continué à s’apprécier pour maintenant stagner. Or, en se penchant sur le carnet de commandes d’EADS, on remarque l’explosion de la vente d’appareils (de 184 288 unités en 2004 à 262 810 en 2006). Le CA n’augmentant pas proportionnellement avec ces ventes, on est en droit de penser que la baisse du dollar US influe effectivement sur la rentabilité d’EADS, en plus de problèmes de gestion, de production et autres problèmes internes qui gonflent les charges d’exploitation et diminue l’EBIT. Ce dernier est même négatif pour la filliale Airbus en 2006 et les perspectives pour 2007 sont pires.
En conclusion, on peut penser que le dollar US n’est pas seul responsable des problèmes d’EADS. Seulement, il est dommage que la conjoncture économique soit défavorable alors que la société connaît déjà de sévères difficultés de gestion interne.




1 Commentaires pour Airbus, aterrissage précipité
Ven 27 Jun 2008
CONCERNANT EADS DES DIFFICULTES EXISTENT…
DEJA POUR MA PART LOUIS GALLOIS COMMUNIQUE MAL ET NE SAIT PAS VENDRE SON ENTREPRISE !
CAR A MOINS QUE JE ME TROMPE, COMBIEN D ENTREPRISE EUROPEENNE VOIR MONDIALE PEUVENT T ELLES AUJOURD HUI SE TARGUER D AVOIR UN CARNET DE COMMANDE AUSSI ABONDANT QU EADS..?
A VOIR LA BAISSE DU COURS ET LES MAUVAISES CRITIQUES CE FAIT NE SEMBLE AVOIR AUCUNE IMPORTANCE..!..!