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Nomura, le broker phare de la place parisienne


Oubliez les UBS et Credit Suisse, bureaux d’analyse stars de 2008. Aujourd’hui, le broker phare de la place parisienne est Nomura. La banque d’affaires japonaise vole la vedette à tous les grands noms en faisant une entrée remarquée à la première place du palmarès StarMine sur la qualité des recommandations sur les sociétés du CAC40, devant Oppenheim Research et Deutsche Bank Securities.

Issu de l’acquisition des équipes européennes de Lehman Brothers par Nomura, l’établissement n’apparaissait pas l’an dernier dans ce classement réalisé pour Les Echos. Nomura a donc non seulement réussi l’intégration des équipes mais aussi bien manœuvré pour attirer de nouveaux talents. Il y a un mois, la banque annonçait encore le recrutement de deux pointures sur le marché High Yield : Ronan Clarke comme responsable EMEA de la recherche credit High Yield et Karine Elias comme analyste senior (communiqué).

A Paris, “Nomura est toujours à la recherche de bons candidats, mais il s’agit plus d’une recherche opportuniste que d’une recherche véritablement active comme c’était le cas l’an passé”, témoigne un chasseur parisien.

Selon un autre recruteur, Nomura serait bien en train de recruter activement à Paris mais sur la ligne Fixed income. La nomination de Teddy Dewitte au poste de directeur des activités de Fixed Income de Nomura France l’été dernier a en effet marqué la volonté du groupe d’augmenter significativement ses parts de marché dans cette activité (boursier.com). En revanche, côté Equities, la banque est toujours en réflexion, aucune recherche n’a encore été lancée.

Les bureaux français gagnent en visibilité

Concernant la justesse des prévisions de résultats sur les grosses capitalisations françaises, c’est Kepler Capital Markets qui s’adjuge la première place, suivi d’Exane BNP Paribas et Credit Suisse.

Sur les différents classements de Starmine, les établissements français (Exane, ODDO, CA Chevreux, SG Securities, CM-CIC Securities, etc…) rivalisent globalement mieux que par le passé face aux grands bureaux d’analyse étrangers, en particulier sur le marché des mid et small caps. “Les grands établissements internationaux ont eu tendance à partir de 2008 à réduire leurs équipes sur les valeurs étrangères, notamment sur les plus petites sociétés”, explique Stuart McLean, de Thomson Reuters cité par Les Echos.

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